19 mars 2008

Historique

Publié par filalana dans

Vous n’êtes pas sans savoir  que la réussite d’une bonne année scolaire n’est rien d’autre que la déterminante de toute une équipe, chacun de son côté oeuvrant pour l’atteinte de l’objectif visé ce qui explique alors qu’un tel objectif n’est jamais atteint en l’absence d’un effort perpétuel de la volonté de chacun. C’est pourquoi la scolarité pour tous n’existerait pas selon les fonctions de l’un ou l’autre à exercer la bonne marche de l’école. L’association FILALANA a compris le sens et l’importance de la scolarisation des enfants en général et en particulier de ce quartier excentré de cette grande agglomération.

Cet exode du centre ville  vers la périphérie a pour origine la cherté des loyers, l’inflation et surtout la paupérisation des  habitants qui vont vivre dans des bidonvilles  distants de 15 à 20 kilomètres. Cette citation de Gustave FLAUBERT est tellement réaliste : « la manière la plus profonde de  sentir quelque chose est d’en souffrir ».Aussitôt mise à profit par l’équipe lors d’une mission humanitaire .

Comment sommes nous arrivés à cette décision ? Avec d’autres ONG  nous avions rendu visite à des enfants déjà parrainés dans ces établissements scolaire. A qui  au fil des années nous avons fourni des fournitures et matériels mais également dispensé une formation en informatique (ordinateur remis à jour), enseignement en Français et même des cours de couture . Séjour bien fertile au niveau relationnel grâce à l’accueil et à la chaleur de cette population.

Dans un premier temps nous avons remarqué qu’il y avait des parents qui venaient régler les frais tous les jours pour maintenir leurs enfants scolarisés. Aussi après avoir compulsé les différents registres, il s’est avéré que des élèves s’absentaient ponctuellement puis quittaient l’école en cours d’année par manque de moyens et ce afin d’ accéder au monde du travail ,là où, on ne peut que recevoir même si ce n’est que de la mendicité.

La première  décision du bureau a été d’aider ces enfants en réglant les frais de scolarité uniquement. On s’est vite rendu compte qu’il fallait aller au-delà pour certains parents qui préfèrent ne pas les mettre à l’école mais dans celui du monde du travail (souvent mendier) source de revenus pour parfois survivre.

En un mot un système de bourse déclenché comme suit : absence de l’élève, difficultés de régler, alerte de la direction de l’école, visite et entretien avec les parents à domicile pour cerner les besoins, ratio quand il y a un revenu et ce pendant l’année scolaire uniquement.

L’autre souci est de ne pas en faire des «  assistés » d’où une durée maximale de 10 mois et éventuellement renouvelable pour des cas désespérés et auxquels cas un parrainage  s’impose. A signaler que cette aide allant d’un mois à dix mois maximum permettra aux familles de maintenir l’enfant scolarisé pendant ces moments difficiles et à  les sensibiliser  sur la raison d’être d’une telle action en un mot leur donner « une dernière chance » et les sensibiliser «INCITER TOUTE PERSONNE A ETRE ACTRICE DE SON PROPRE DEVELOPPEMENT EN SE POSANT LA QUESTION POURQUOI  CETTE AIDE A LA SCOLARITE ET POURQUOI MOI ».

. Créer le besoin de continuer à scolariser leurs enfants car dés les premiers décrochages, il peut être trop tard ,la famille a déjà « bénéficié » du non règlement de la scolarité et des revenus de l’élève. Le nombre d’élèves aidés pour une année ne peut être supérieur à la moyenne des désistements des années précédentes.

Aussi nous comptons lancer cette option parrainage pour les familles nécessiteuses car il est indispensable pour l’équilibre familial et scolaire. Ce parrainage entrera en vigueur à l’issue d’une année scolaire après vérification et contrôles des ressources ou des possibilités locales. Ces suivis seront effectués par l’école ,une assistante sociale des ONG au niveau local et surtout par l’association FILALANA.Comme nous l’avons déjà fait, nous étudions au niveau local et proposant des pistes d’aide par exemple :une machine à coudre pour plusieurs famille et l’équivalent de 15 € de tissus ainsi ces personnes rentrent dans le circuit fabrication vente. D’autres cas la vente de gâteaux en fournissant un four. Nous étudions toutes les possibilités avant d’octroyer un parrainage, ce dernier demeurant le dernier recours. Dans tous les cas: ne sont parrainés que les élèves dont les tuteurs ne peuvent plus avoir de ressources avec une limitation à un seul élève par famille.

On peut dire en toute justesse que c’est l’amitié qui a contribué à la véritable substance du groupe :  enseignants- parents -élèves-FILALANA.

En effet l’amitié contient de très grandes et nombreuses richesses elle est sans doute préférable à tout, elle permet d’espérer en l’avenir et donne la force pour que les amis ne s’affaiblissent ou ne s’affligent pas. Lorsqu’on regarde un véritable ami on se regarde soi même.

Par ailleurs nous avons remarqué que les élèves, de certaines écoles,  venaient de très loin  et bénéficiaient d’un repas à base de soja par jour. Pécuniairement la gestion est très lourde pour notre modeste association mais surtout  l’alimentaire génère des inégalités car devant un bol de nourriture il n’ est pas concevable de départager à l’école des enfants (entre   ceux qui mangent à leur faim  et ceux pas du tout),  Notre façon de procéder nous permet de cibler selon les besoins d’une manière ponctuelle et limitée dans le temps tout en  luttant contre l’assistanat. Concernant  le mescènat, nous espérons toujours, des engagements ont été pris. Nous reconnaissons que c’est une goutte d’eau mais ne dit on pas que les ruisseaux font les rivières?

Nous procédons comme suit:pendant notre visite un dialogue s’installe avec les enseignants /le directeur/les élèves et nous listons les élèves qui ont des difficultés en cours d’année ou qui risquent d’en avoir ou à surveiller à la prochaine rentrée ou tout simplement les parents avec des emplois précaires sachant que la paupérisation met de plus en plus de gens dans des difficultés.

Lors de notre passage un dossier est établi avec tous les revenus s’il y a lieu selon des critères définis par le bureau et auquel cas sont octroyées trois niveaux d’aides :SCOLARITE ,SCOLARITE + REPAS,PARRAINAGE pendant un an renouvelable, si justifié ,avec un accompagnement matériel et financier.

Tous les mois et ce pendant 10 mois maximum du moment ou l’on décroche le processus jusqu’à la fin de l’année scolaire.

En cours d’année notre correspondant nous envoie tous les éléments pour la mise en place d’une aide tout en maintenant l’enfant scolarisé, le bureau décide. Si urgence il y a, le correspondant accepte l’élève sous sa responsabilité et nous envoie la demande de prise en charge par courriel.

Nous avons défini un seuil, qui, en aucun cas ,ne doit pas être dépassé c’est celui de la moyenne du  nombre d’élèves qui ont quitté l’école par nécessité les années précédentes d’où l’intérêt pour l’école de gérer cet aide au plus juste. 

Des contrôles sont effectués également par nous à domicile lors d’une mission sur place mais également  par l’école ainsi que les ONG pour échange de bons procédés.

            Nous collectons également du matériel médical, des médicaments, des vêtements que nous répartissons selon les besoins et ce dans divers pays et en particulier dans le bassin méditerranéen et association caritative à savoir que les transports sont très chers pour certaines destinations. D’où l’intérêt d’acheter certains matériels sur place, l’acquisition coûtant moins cher que les transports.

 

 

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